Toulouse : Cobrane lance la version 2 de son tricycle électrique utilitaire

Par la rédaction, le 14 novembre 2016

Le tricyle Cobrane en cours de commercialisation aujourd’hui va sortir sa deuxième version. Objectif : élargissement de la gamme pour un développement national et international.

Le premier tricyle Cobrane a été conçu et assemblé en 2012 dans le garage de son créateur, Raphaël Colombie. Après une première levée de fonds (150.000 €) via le love money (trois amis entrepreneurs) dédiée au prototypage, la phase de validation de l’industrialisation a été menée en collaboration avec le bureau de design toulousain Blanc Tailleur. C’est en automne 2015, sous le toit de la société Nisima, que l’entreprise a commencé à vendre ses véhicules hybrides mi-vélos / mi-voiturettes.

Une V2 plus rapide et moins cher
Acquise par Nisima à 51% (cette holding dirigée par Florent Batisttella et est propriétaire entre autres de Cauquil), la start-up a signé ses premiers contrats avec des distributeurs locaux : ORA-VE (voitures golfettes) et  Actiman (revendeur de Manitou). Elle fournit aujourd’hui La Bastide Manutention (revendeur de Fenwick).  Aujourd’hui vendus à 4.500 € HT, les Cobrane ont la particularité d’être ultra-maniables et stables grâce à leurs deux roues avant. Ces porteurs électriques professionnels ont des pneus non marquants et une direction très stable (la technologie est  brevetée) et peuvent être attelés d’une remorque plateau : « c’est un outil de travail très pratique pour les sites de production car silencieux, non polluants, propres, et plus étroit qu’une golfette. On peut passer entre les portes », explique le porteur du projet qui travaille aujourd’hui sur une  version deux non homologuée (que l’on ne pourra pas utiliser sur les routes extérieures) mais plus rapide (jusqu’à 50 km/h) et surtout moins cher du fait de l’absence d’homologation (prix non communiqué aujourd’hui).

Un futur tricycle connecté
L’objectif de Raphaël Colombie est de parvenir a élargir sa gamme pour monter en puissance, cibler le marché national et international et arriver à une production de plusieurs milliers de tricycles d’ici à 2020. Avec l’appui du  dispositif BSI, la phase commerciale vers le reste de la France a démarré aujourd’hui. Avec un CA de 40.000 euros en 2015, la petite entreprise utilise les moyens de Cauquil, donc limite les frais de production. Quelle sera la version 3 ?  Raphaël Colombie prévoit que son tricyle devienne  le « thermomèrte ambulant » dans les usines, en faisant du Cobrane un objet connecté capable de livrer des informations continues ( température et autres) au fur et à mesure de ses déplacements. Viendra ensuite la phase 4… peut-être sans conducteur ?

 

Source : le journal des entreprises